Ex machina – Futur film culte

Ex machina - Alicia Vikander

Notre rédaction In Ciné Veritas a classé Ex machina en 7ème position dans son Top 2015.

Crédité au scénario et à la réalisation, Alex Garland, scénariste réputé, signe un premier long métrage très prometteur. Ex machina prouve que ce brillant scénariste se double d’un réalisateur dont In Ciné Veritas scrutera avec intérêt les prochaines réalisations. Futur film culte.

À 26 ans, Caleb est un des plus brillants codeurs que compte BlueBook, plus important moteur de recherche Internet au monde. À ce titre, il remporte un séjour d’une semaine dans la résidence du grand patron à la montagne. Mais quand Caleb arrive dans la demeure isolée, il découvre qu’il va devoir participer à une expérience troublante : interagir avec le représentant d’une nouvelle intelligence artificielle apparaissant sous les traits d’une très jolie femme robot prénommée Ava.

Film de science-fiction,  Ex machina se décline en un huis clos autour de quatre personnages : Nathan (Oscar Isaac) le boss, chef d’orchestre (manipulateur ?) du test de Turing entre Ava (Alicia Vikander), l’intelligence artificielle qu’il vient de créer, et Caleb (Domhnall Gleeson), facteur humain du test et employé de Nathan, enfin Kyoko (Sonoya Mizuno), employée de maison (uniquement ?) au rôle aussi mutique qu’énigmatique, complète ce quatuor diabolique.

Ex machina - Domhnall Gleeson, Oscar Isaac (1000x665)

Le scénario, signé Alex Garland, est solide, complexe et parfaitement écrit. Les qualités de scénariste du désormais scénariste-réalisateur ne sont plus à prouver depuis notamment ses efficaces collaborations avec le cinéaste britannique Danny Boyle : La plage (1999) puis 28 jours plus tard (2002) et Sunshine (2007). De cette complexité, le réalisateur construit un film exigeant, que certains spectateurs pourront jugés peut-être un peut trop ardu. Ainsi l’intelligence artificielle n’est nullement vulgarisée et le film se refuse à être didactique. Nous pensons que ce parti pris est volontaire pour confondre encore plus les spectateurs.

Outre l’écriture du scénario, Alex Garland officie pour la première fois en tant que réalisateur. Nous reconnaissons volontiers que la mise en scène est à la fois soignée et maîtrisée. Elle vient sans cesse brouiller la frontière entre l’humain et l’artificiel : quasi absence de repères extérieurs, décors froids monochromes et sans aspérités, lumières artificielles divergentes, jeux de reflets perturbants. Ex machina vrille le cerveau et gomme progressivement la frontière entre l’humain qui tend à se déshumaniser et l’artificiel qui s’humanise à coup d’artifices ! Le réalisateur fait naviguer son premier long métrage entre science-fiction et thriller ce qui achève de brouiller nos repères. Au twist final somptueusement mis en musique nous pouvons associer, entre autres, une belle scène de vidéo surveillance diffusée en accéléré.

Ex machina - Domhnall Gleeson, Oscar Isaac (800x533)

Nous pensons que Ex machina comporte les ingrédients qui devraient le faire basculer dans quelque temps dans la catégorie film culte : sujet singulier, casting charismatique, mise en scène innovante, succès confidentiel (moins de 70 000 entrées au box office français). Notre rédaction In Ciné Veritas prend le pari : le premier long métrage d’Alex Garland sera culte dans quelques années. Réputé en tant que scénariste, il faudra désormais le suivre également en tant que réalisateur car la réalisation de ce premier long métrage au budget limité à 11 M€ est un coup de maître.

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