N.B. #3 – Bogart raconté par Bacall (1988, David Heeley)

Par la voix de Lauren Bacall, David Heeley retrace la carrière d’acteur au cinéma puis d’acteur-producteur d’Humphrey Bogart. Son enfance et sa carrière au théâtre sont ainsi rapidement « traitées ».

Ils ont formé l’un des couples les plus légendaires du cinéma. Lauren Bacall raconte « son » Bogie. En conteuse merveilleuse, elle fait alterner les moments d’émotion (lorsqu’elle parle de celui avec lequel elle partagea douze ans de sa vie) et le récit de ce qu’était Hollywood dans les années 1940-1950. De Bogart, elle dit : « Il a changé ma vie. Il a été mon professeur, mon mari et mon ami. » Doublée dans cette version française, elle parle des premiers pas de Bogie au théâtre, de son premier grand rôle de gangster dans La forêt pétrifiée, du succès de Casablanca et du Faucon maltais, de l’Oscar qui lui fut décerné pour son interprétation dans The African Queen. Lauren Bacall a mis à la disposition de l’auteur de ce documentaire des archives strictement personnelles et inédites, notamment des séquences tournées en famille.

Bogart raconté par Bacall suit une structure des plus classiques : des témoignages (Lauren BacallJohn HustonRichard BrooksPeter Bogdanovich, etc.) viennent entrecouper de nombreux (mais peu analysés) extraits de films, longs pour certains et agrémentés de quelques spoilers signés Bacall. La narration suit une ligne strictement chronologique à quelques entorses près. On démarre en 1930 avec la première expérience de l’acteur devant une caméra jusqu’aux essais de costumes en 1956 pour le film Melville goodwin, USA. Celui-ci aurait été le cinquième film en commun du couple Bogart-Bacall si l’acteur, alors malade, avait pu le tourner.

Ce documentaire s’attarde un peu sur Le faucon maltais, beaucoup sur Casablanca et, évidemment entre 1945 et 1948 sur – Le port de l’angoisse / Le grand sommeil / Les passagers de la nuit et Key Largo – les quatre films qui unissent à l’écran Bogart à Bacall. Il n’omet pas de citer et montrer un peu quelques films moins connus, voire improbables.

Lauren Bacall apparaît peu à l’écran mais toujours face caméra. Heeley ne s’aventure dans aucune proposition de mise en scène. L’actrice, narratrice du documentaire, signe sa présence par sa voix essentiellement off. Lors de sa diffusion sur Arte, les témoignages et la voix-off diffusés en VO étaient doublés en français ce qui retire du cachet à Bogart raconté par Bacall. Les extraits de films étaient eux cependant diffusés en VOST.

Heeley livre un bon documentaire qui peut aussi être appréhendé comme une ébauche de revue du cinéma américain notamment côté films noirs et films policiers à travers bien sûr les rôles tenus par Bogart.

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