La belle époque – Celle, toute personnelle, de 1974 !

Après avoir été présenté à Cannes en sélection officielle mais hors compétition, La belle époque démarre son exploitation en salles. Le deuxième long-métrage réalisé par Nicolas Bedos suit dans son passéisme le personnage principal interprété par Daniel Auteuil. Surproduit et sur-découpé, le voyage temporel proposé n’offre jamais le vertige espéré.

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Le traître – Honneur et trahison

Le traître concourait légitimement en mai dernier à obtenir la Palme d’or. Comme ses prédécesseurs, ce septième film de Marco Bellocchio présenté dans la sélection officielle du Festival de Cannes n’a apporté aucun prix à son auteur. Pareil constat nous interroge sur l’absence de récompense à destination de Pierfrancesco Favino, impeccable interprète de Tommaso Buscetta, personnage incontournable et omniprésent du film. Ainsi, malgré ses qualités indéniables, l’œuvre cinématographique de l’auteur de Vincere (2009) n’a été reconnue à Cannes qu’en 1980 par l’obtention d’un double prix d’interprétation à l’adresse d’Anouk Aimée et Michel Piccoli, duo principal du Saut dans le vide. Par sa monumentalité et son ampleur, la fresque déployée dans Le traître aurait dû venir épaissir cette bien maigre reconnaissance.

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#Lumière2019 – Conversation avec Marco Bellocchio – « Je suis un révolutionnaire modéré »

Copyright Institut Lumière / Jean-Luc Mège

Le 16 octobre dernier, Marco Bellocchio accordait une « conversation » dans le cadre cinéphile du Festival Lumière 2019. Elle précédait donc de quelques jours la sortie en salle de son dernier opus, Le traître. Un film remarquable désormais à l’affiche et que nous vous invitons à visionner (Honneur et trahison) car il est fait partie des meilleurs films de la sélection officielle du dernier Festival de Cannes. Nous vous proposons dans les lignes qui suivent une transcription de cet entretien.

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#Lumière2019 – Conversation avec Ken Loach – « Agitate ! Educate ! Organize ! »

Copyright Institut Lumière / Loïc Benoit

Parmi les rencontres qui jalonnaient la 11ème édition du festival Lumière figurait celle organisée autour de Ken Loach. A ses côtés avait pris place Clémentine Autain face au public du théâtre de la Comédie Odéon alors que Thierry Frémaux menait les débats traduits par Didier Allouch. Cette conversation souhaitée plus politique que cinématographique par le cinéaste anglais sera finalement politico-cinématographique car « on ne peut pas ne pas parler de cinéma à Lyon ».

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Sorry we missed you – Poste restant(e)

Sorry we missed you concourait en sélection officielle du festival de Cannes 2019. Il s’inscrivait ainsi sur les traces du précédent film réalisé par Ken Loach, Moi, Daniel Blake. Dans la continuité de ce dernier et bénéficiant des mêmes qualités, Sorry we missed you forme un diptyque avec la Palme d’or 2016 mais sans avoir obtenu le moindre prix en mai dernier.

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La roue – Sur de bons rails

4h33, telle est la durée maximale connue à ce jour pour La roue (1923). Après restauration et reconstitution, ce film réalisé par Abel Gance frôle les 7 heures (6h53) et s’étend sur un prélude et quatre « époques ». Le travail de restauration titanesque mené pendant cinq ans est à la démesure de l’ampleur d’un film-monstre annonciateur du Napoléon vu par Abel Gance réalisé quatre ans plus tard par le cinéaste français.

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