N.B. #15 – Miracle en Alabama (1962, Arthur Penn)

Arthur Penn a fait trois adaptations du roman autobiographique d’Helen Keller, Sourde, muette et aveugle : l’histoire de ma vie. D’abord pour la télévision en 1957, puis au théâtre en 1959 et enfin pour le cinéma en 1962. Aujourd’hui, Miracle en Alabama réapparaît en version restaurée à l’affiche de nos cinémas. Ce film a valu à son duo central féminin composé d’Anne Bancroft et de Patty Duke, l’obtention respective de l’Oscar de la Meilleure actrice et de celui de la Meilleure actrice dans un second rôle.

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Quentin Tarantino, 1970, 7 ans, l’âge de raison

Après le visionnement de Once upon a time… in Hollywood et avant de vous livrer notre analyse de ce film, il nous paraît opportun de revenir sur la master class tenue par Quentin Tarantino lors de l’édition 2016 du festival Lumière. En effet, il y a trois ans, l’auteur de Pulp fiction évoquait l’année 1970 comme bascule définitive du cinéma américain dans le Nouvel Hollywood. L’année précédente, 1969, est celle qui hante le dernier opus en date du cinéaste américain.

Avec le débit mitraillette que nous lui connaissons, multipliant les précisions et les références, Tarantino se prêta volontiers au délicat exercice de la master class. Ce mercredi soir 12 octobre 2016, un solide bagage cinéphile n’était pas superflu. Récit d’une master class passionnante prémonitoire à Once upon a time… in Hollywood.

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Les ailes du désir – Désirs d’elle

En 1984, Wim Wenders réalisait Paris, Texas, un film pleinement ancré dans le réel américain. Trois ans plus tard, le cinéaste allemand prend tous ses suiveurs à contre-pied en livrant Les ailes du désir, véritable ode métaphysique dédiée à Berlin, personnage à part entière du film. Il compose une œuvre en apesanteur dans cette ville-cicatrice barrée par un mur séparant ses faubourgs ouest de ses quartiers est. Il naît une envolée lyrique et poétique de la structure audacieuse tant sur le plan de la narration que sur celui de la forme.

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Grandeur et décadence d’un petit commerce de cinéma – Manifeste anti Pirates

Œuvre rare sur les écrans, Grandeur et décadence d’un petit commerce de cinéma fait partie des quelques contributions de Jean-Luc Godard à la fiction télévisuelle. Ce film produit et diffusé par TF1 en 1986 appartient à une époque révolue durant laquelle la première chaîne de télévision française s’aventurait à financer des réalisations aventureuses. L’écrin de Grandeur et décadence… n’était autre que la collection Série Noire dirigée Pierre Grimblat. Ici, Godard adapte très librement le polar Chantons en chœur ! de James Hadley Chase. A l’écran, Jean-Pierre Léaud incarne un cinéaste flanqué de Jean-Pierre Mocky en… producteur fauché (autoportrait ?).

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La dernière séance – Fin d’époque et innocence perdue

Nommé huit fois aux Oscars en 1972, La dernière séance de Peter Bogdanovich y remporta ceux des meilleurs actrice et acteur dans un second rôle. Deux Oscars décernés respectivement à Cloris Leachman et à Ben Johnson qui remporta aussi le même prix aux Golden Globes de 1972. Ces nominations et ces récompenses parmi tant d’autres venaient saluer un titre emblématique du Nouvel Hollywood. Aux États-Unis, elles firent de Bogdanovich un scénariste-réalisateur reconnu dès ce troisième film de fiction. En terres américaines, il devint le chef de file des réalisateurs qui tournaient des films à l’européenne. En France, alors que La dernière séance s’inscrivait dans la veine de la Nouvelle Vague dont son auteur s’inspirait pleinement, l’accueil fut moins chaleureux. Étrangement, Bogdanovich n’a jamais bénéficié sous nos latitudes d’une presse favorable.

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N.B. #13 – Les lois de l’hospitalité (1923, Buster Keaton et John G. Blystone)

La ressortie en salle et en version restaurée des Lois de l’hospitalité offre une belle opportunité de redécouvrir ce film réalisé en 1923 par John G. Blystone et Buster Keaton. Ce dernier signait là sa deuxième coréalisation d’un long-métrage après avoir réalisé une vingtaine de courts-métrages au début des années 1920. Les lois de l’hospitalité brille d’ailleurs de reflets empruntés à ces courts-métrages.

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