Le dernier combat – Premier round

En prolongement de son court-métrage L’avant dernier (1981), Luc Besson plonge deux ans plus tard son premier long-métrage dans un univers post-apocalyptique. Les quelques survivants du genre humain interprétés notamment par Pierre Jolivet, Jean Bouise et Jean Reno ne disposent pas de grand-chose pour survivre. Le réalisateur se met au diapason de ses personnages en réalisant son film avec peu de moyens. Au final, Le dernier combat (1983), qui suit donc logiquement L’avant dernier, s’avère être un film riche notamment par les astuces de mise en scène qu’il recèle.

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Un condamné à mort s’est échappé – Aller de l’avant(-garde)

En son temps, Un condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson avait été récompensé du prix de la mise en scène décerné lors de l’édition 1957 du festival de Cannes. Ce film entièrement bâti sur l’obstination à s’évader de prison de son personnage principal est si limpide qu’il en devient mystérieux. Une œuvre-référence qui se montre tout à la fois classique et expérimentale.

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Bleeder – Danish Reservoir

Il aura fallu dix ans avant que Pusher, premier film réalisé en 1996 par Nicolas Winding Refn, soit distribué en France. Pour son deuxième long-métrage, Bleeder (1999), l’attente aura été plus longue encore puisque celui-ci est resté inédit en France jusqu’en 2016 ! Constat étrange car si Bleeder s’inscrit dans la veine radicale de son aîné, il se détache de celui-ci par une narration plus ambitieuse (non centrée sur un unique personnage principal) et un recours moins systématique à la violence.

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The intruder – « Les faits sont là »

Roger Corman a produit de très nombreux films et en a réalisé plusieurs dizaines. Une filmographie pléthorique où règnent essentiellement des films d’horreur de série B à petit budget et notamment des adaptations très libres de certains écrits d’Edgar Poe. De cette production indépendante destinée au cinéma ou à la télévision émerge The intruder que Corman a produit et réalisé en 1961. Peu connu, ce brûlot politique contre le racisme anti-Noirs bénéficie depuis ce 15 août d’une ressortie en salle en version restaurée.

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Je la connaissais bien – Portrait d’une enfant déçue

Avant-dernier opus d’une filmographie trop courte, Je la connaissais bien (1965) rend compte du chemin parcouru par Antonio Pietrangeli depuis son premier film, Du soleil dans les yeux (1953). Voisins dans leur thème, chronique amère à la psychologie opaque d’une jeune femme provinciale cherchant fortune professionnelle à Rome, ces deux subtils et solides portraits d’une jeune femme provinciale fragile diffèrent pourtant tant sur la forme que sur le fond. Chacun acquiert, au fur et à mesure de son visionnage, une identité propre pour figurer un même désenchantement.

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