Festival Travelling 2018 (Vienne)

Du 20 au 27 février se tient à Rennes l’un des festivals de cinéma les plus cinéphile et exploratoire qui soit, Travelling. Durant cette 28ème édition, après Tanger en 2017, c’est la ville de Vienne qui est mise à l’honneur durant une semaine. La capitale autrichienne est donc placée sous les projecteurs d’une programmation aussi large que variée. Le programme concocté par l’association organisatrice Clair Obscur est librement consultable au format pdf sur ce lien.

Au-delà des rencontres et concerts programmés, les occasions vont donc être nombreuses de redécouvrir des œuvres cinématographiques majeures signées par, et pour ne citer qu’eux, Michael Haneke, Ulrich Seidl, Max Ophuls, Ernst Lubitsch, Axel Corti, etc. Certains honoreront le festival Travelling de leur présence, notamment les réalisateurs Barbara Albert, Peter Kubelka, Virgil Widrich, Patric Chiha, ou encore le scénariste Jean-Luc Fromontal.

Mais le festival Travelling n’est pas uniquement tourné vers un cinéma du passé. Ainsi, neuf courts-métrages contemporains seront mis en concurrence dans le cadre de la sélection Urba[Ciné]. De nombreux films présentés en avant-première en présence de leur réalisateur et/ou équipe de film viennent émailler une programmation pléthorique.

Notre journal de critiques est librement consultable sur cette page dédiée.

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Octobre à Paris – Devoir de mémoire

Dans Octobre à Paris, Jacques Panijel délaisse une approche historique au profit d’un regard militant et politique pour relater les tragiques évènements du 17 octobre 1961. Le réalisateur mêle captation documentaire, reconstitution des évènements relatés et commentaires militants dans un brûlot dénonciateur d’une tragédie niée par les autorités françaises. La fragilité technique de ce documentaire réalisé clandestinement et avec très peu de moyens est amplement compensée par la force des témoignages qu’il recèle.

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Les portes de la nuit – Au seuil du réalisme poétique

Marcel Carné à la réalisation, Jacques Prévert au scénario, Joseph Kosma à la musique, Alexandre Tauner aux décors, Philippe Agostini à la photographie et une belle distribution de seconds rôles, tel peut être le résumé de la fiche signalétique des Portes de la nuit. Tourné en 1946 et abordant avec noirceur et pessimisme des thèmes encore trop actuels, ce film fut incompris et rejeté par la critique lors de sa sortie en salle. Il aurait été un succès s’il avait été réalisé quelques années plus tard et mérite d’être redécouvert.

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Voyages à travers le cinéma français – Les chansons, Julien Duvivier et les années 60 (5/5)

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Au fil des épisodes de Voyages à travers le cinéma français, Bertrand Tavernier n’a cessé de souligner l’importance que revêtent les dialogues et les musiques dans les films de patrimoine. De Julien Duvivier jusqu’aux années 60 en passant par le cinéma sous l’Occupation, le même constat est fait sur les chansons, en particulier celles écrites par des metteurs en scène ou interprétées par des acteurs issus du music-hall.

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Voyages à travers le cinéma français – L’Occupation, l’avant et l’après-guerre (4/5)

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Après l’évocation d’une dizaine de cinéastes oubliés ou méconnusBertrand Tavernier inscrit d’autres réalisateurs dans l’avant et l’après seconde Guerre Mondiale. Entre les deux, l’Occupation allemande de la France va représenter une période charnière pour le cinéma français à laquelle Tavernier consacre un épisode entier de sa série documentaire.

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