N.B. #13 – Les lois de l’hospitalité (1923, Buster Keaton et John G. Blystone)

La ressortie en salle et en version restaurée des Lois de l’hospitalité offre une belle opportunité de redécouvrir ce film réalisé en 1923 par John G. Blystone et Buster Keaton. Ce dernier signait là sa deuxième coréalisation d’un long-métrage après avoir réalisé une vingtaine de courts-métrages au début des années 1920. Les lois de l’hospitalité brille d’ailleurs de reflets empruntés à ces courts-métrages.

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Tous les matins du monde – L’art sans retour ni détour

Passionné de musique baroque, Alain Corneau réalise Tous les matins du monde en 1991. Ce film en costumes, baroque et austère surprend de la part d’un cinéaste passé maître dans la réalisation de polars en digne héritier de Jean-Pierre Melville. La surprise est même double quand on constate que le rôle principal est confié à Jean-Pierre Marielle utilisé ici dans un registre janséniste diamétralement opposé aux personnages hâbleurs et extravertis qui ont fait sa notoriété. Tous les matins du monde est le plus grand succès public de Corneau. Le même accueil favorable est constaté du côté des professionnels qui récompensèrent le cinéaste du Prix Louis-Delluc en 1991 et de sept Césars en 1992 dont ceux du meilleur réalisateur et du meilleur film.

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N.B. #11 – Le bateau phare (1985, Jerzy Skolimowski)

Pour sa première réalisation américaine, Jerzy Skolimowski livre un film d’un genre indéterminé. Le bateau phare ne dénote donc pas dans la filmographie du cinéaste polonais. Plus que de genre indéterminé il semble plus approprié d’évoquer un « genre » hybride. En effet, Le bateau phare relève tant du thriller que du drame familial. Outre la belle originalité de faire camper l’histoire racontée sur le bateau titre, Skolimowski y aborde pour la première fois et de façon singulière la thématique des relations père-fils.

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Walkover – Rythme effréné

Jerzy Skolimowski inscrit Walkover, son deuxième long métrage, dans la lignée de sa première réalisation Signes particuliers : aucun (1965, Signalement d’un cinéaste en devenir). Plus encore que son aîné, Walkover est mu par l’énergie des personnages mis en scène et les mouvements d’une caméra captant de façon instinctive un matériau réaliste en environnement naturel.

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Ragtime – Naissance d’une nation chorale

Parmi les films réalisés par Milos Forman, Ragtime (1981) n’est pas le plus connu. Ce n’est pourtant pas le moins ambitieux. La fresque déployée durant deux heures et demi en CinemaScope (photogrammes au format 2,35) donne à voir l’Amérique de la Belle Époque. La ressortie simultanée en salles et en Blu-ray du quatrième film américain de Forman offre l’opportunité de le découvrir ou le redécouvrir. Le cinéaste filme une société américaine en construction sur fond de discrimination raciale. Près de quarante ans après sa réalisation, Ragtime garde toute sa pertinence.

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Battement de cœur – Au rythme de la comédie

Unis à l’époque sur les plateaux comme à la ville, Henri Decoin et Danielle Darrieux ont multiplié les collaborations depuis Le domino vert (1935). Si nous nous limitons aux films dont Decoin était le réalisateur, Battement de cœur matérialise déjà leur cinquième collaboration alors qu’1938, lors du tournage, l’actrice n’était âgée que de vingt-et-un ans. C’est au rythme de ce Battement de cœur que la comédienne passera définitivement au statut de star du cinéma français.

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La traversée de Paris – Du 45 rue Poliveau, Paris 5ème, à rue Lepic près de Montmartre

Dans La traversée de Paris (1956), Claude Autant-Lara réunit un casting emmené par un magnifique trio d’acteurs composé de Jean Gabin, André Bourvil et Louis de Funès. L’adaptation de la nouvelle de Marcel Aymé est confiée à Jean Aurenche et Pierre Bost. Elle brille, entre autres, de dialogues ciselés dont bon nombre d’entre eux sont ancrés dans nos mémoires.

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