La traversée de Paris – Du 45 rue Poliveau, Paris 5ème, à rue Lepic près de Montmartre

Dans La traversée de Paris (1956), Claude Autant-Lara réunit un casting emmené par un magnifique trio d’acteurs composé de Jean Gabin, André Bourvil et Louis de Funès. L’adaptation de la nouvelle de Marcel Aymé est confiée à Jean Aurenche et Pierre Bost. Elle brille, entre autres, de dialogues ciselés dont bon nombre d’entre eux sont ancrés dans nos mémoires.

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N.B. #10 – Cinq et la peau (1982, Pierre Rissient)

Cinq et la peau (1982) est le deuxième et ultime long métrage réalisé par Pierre Rissient. Ce film méconnu prend les allures d’une balade librement composée dans la moiteur de Manille. Cette liberté de composition va de pair avec un certain détachement des personnages qui pourrait être aussi celui des spectateurs.

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Top 2018 Classique

Nous complétons notre Top 2018 consacré aux films sortis en salle l’année dernière par un mini top des films « classiques » découverts ou redécouverts durant le même millésime. Sont éligibles à ce classement tous les films dont la réalisation date d’un autre millénaire et ayant fait l’objet d’une redistribution en version restaurée durant l’année 2018 en salle ou sur support DVD/Blu-ray.

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Les raisins de la colère – Au bout de l’itinérance

Dans la filmographie de John Ford, Les raisins de la colère occupe une place singulière. C’est en effet l’unique film du cinéaste traitant d’un sujet social contemporain : l’exode contrainte par la Grande Dépression de milliers de familles américaines vers des contrées moins sinistrées et plus hospitalières. Le film récemment restauré bénéficie d’une ressortie en salle. L’occasion nous est donc offerte de ré-estimer les qualités de ce film, notamment la photographie composée par le chef opérateur Gregg Toland.

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N.B. #9 – Menaces dans la nuit (1951, John Berry)

Suite à sa restauration, le dernier film américain réalisé par John Berry bénéficie d’une ressortie en salle. Menacé par le maccarthysme, le cinéaste américain fut ensuite contraint de s’exiler en France où il entama une seconde carrière avec Eddie Constantine pour acteur fétiche. Il fut aussi la voix américaine de Jean Gabin. Cette ressortie s’accompagne pour la Menace dans la nuit (1951) originelle d’une mise au pluriel. Le menace devient multiple mais l’affaire nous semble anecdotique tant le titre original – He ran all the way – sied bien mieux au récit proposé.

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Itinéraire d’un enfant gâté – Non ba(na)lisé

Film d’ouverture du festival Lumière 2018, Itinéraire d’un enfant gâté (1988), fort d’une version très récemment restaurée, arbore fièrement ses trente ans. Le récit libre participe à la modernité du métrage en suivant un cheminement dont la seule contrainte semble être constituée par le passé du personnage principal. Claude Lelouch évoque même un film presque autobiographique réalisé durant une période où casser sa vie dorée et passer à autre chose n’étaient pas des idées qui lui étaient alors étrangères.

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De l’autre côté du vent – En attendant le « director’s cut »

De l’autre côté du vent version Netflix est né d’une centaine d’heures de rushes et d’un montage d’une quarantaine de minutes réalisés par Orson Welles (Souffle accidentel ?). Derrière un titre d’une belle poésie assurément évocatrice se déploie une œuvre expérimentale de deux heures, une sorte de patchwork mêlant élans et chaos dans une vaste mise en abyme teintée d’autobiographie. Comme Citizen Kane (1941), De l’autre côté du vent dresse le portrait d’un homme célèbre devenu persona non grata.

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