Les promesses d’Hasan – Hasan unique

Un an après sa présentation au festival de Cannes dans le cadre de la sélection Un certain regard, la dernière réalisation en date du cinéaste turc Semih Kaplanoglu apparaît enfin sur les grands écrans de nos cinémas. Les promesses d’Hasan, film au long cours entièrement tourné autour de son personnage principal, déroule le récit d’une rédemption morale. C’est une sorte de quête existentielle dont la charge est indéniablement symbolique.

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Men – Un mal, des mâles, histoire de genres

Ex-scénariste à succès pour Danny Boyle notamment (La plage, 28 jours plus tard et Sunshine), Alex Garland passé à la réalisation en 2014 avec Ex Machina (Futur film culte) livre Men son troisième long-métrage. Garland signe avec ce film son retour sur les grands écrans des cinémas après Annihilation (2018, Le miroitement : faits, science, fiction) dont les droits de diffusion avaient été rachetés par Netflix. Men marque aussi pour le scénariste-réalisateur anglais une plongée plus prononcée dans un genre cinématographie à la peine : les drames horrifiques.

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Hit the road – Séparations

Hit the road est le premier film réalisé par Panah Panahi. Panahi est un patronyme connu des cinéphiles. Panah est en effet le fils de Jafar Panahi, cinéaste iranien, auteur d’une œuvre cinématographique internationalement reconnue. Une reconnaissance née notamment à travers les thèmes politiques abordés qui ont placé les longs-métrages réalisés sous « contrainte », sans être empêchés, de la censure pratiquée par le régime politique iranien. La filiation de sang est d’aussi d’ordre cinématographique à travers cette première réalisation. Mais les inspirations en matière de cinéma de Panah Panahi ne se limitent pas à la veine paternelle.

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Un vrai crime d’amour – La fabrique d’un crime

La filmographie pour le grand écran de Luigi Comencini est composée d’une quarantaine de films de fiction réalisés sur autant d’années depuis la fin des années 1940. Etrangement, auprès du grand public, seules les comédies (à l’italienne) émergent vraiment de cette œuvre cinématographique pourtant plurielle. Parmi ces comédies, citons L’argent de la vieille (1972) qui précéda la réalisation des tout aussi recommandables Les aventures de Pinocchio (1972, série TV en 6 épisodes) et le mélodrame Un vrai crime d’amour (1974) dont il est question ici.

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Deux sous d’espoir – Quotidien payé cash

Le distributeur Les films du camélia poursuit ses belles initiatives en matière de cinéma de patrimoine. Ainsi, trois ans après la ressortie de L’enfer dans la ville (1959) de Renato Castellani, c’est au tour de Deux sous d’espoir du même auteur de bénéficier d’une version restaurée 4K et d’être de nouveau à l’affiche de nos cinémas. Malgré une Palme d’or obtenue lors du festival de Cannes de 1952, ni le film ni le cinéaste italien n’est entré dans la postérité du 7ème art. La faute en revient peut-être à l’ombre faite par Othello et son très médiatique auteur, Orson Welles, colauréat du Grand Prix (dénomination d’alors de la Palme d’or) de l’édition cannoise 1952.

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Alouettes, le fil à la patte – Luttes sous contrôle

Alouettes, le fil à la patte – © Malavida NFA

Réalisé en 1969 par Jirí Menzel, Alouettes, le fil à la patte fut immédiatement interdit de toute exploitation par la censure tchécoslovaque. Ce n’est qu’après la Chute du mur de Berlin en 1989 que cette interdiction fut levée. La consécration pour son auteur ne tarda pas puisqu’il obtient l’Ours d’Or lors de la Berlinale de 1990. Ce film est désormais à redécouvrir en version restaurée 4K dans le cadre de la rétrospective dédiée au cinéaste tchèque, « la comédie est une arme », orchestrée par le distributeur Malavida.

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Don’t look up : Déni cosmique – Métaphore d’un déni

Adam McKay est issu de la réalisation pour le petit écran. Son début de carrière a été notamment marqué par la réalisation de plusieurs épisodes du Saturday night live. Son travail pour le grand écran fut salué en 2016 par l’obtention de l’Oscar du meilleur scénario adapté pour The big short. Cinq ans plus tard, le cinéaste américain livre Don’t look up : Déni cosmique, un nouveau film à grand spectacle dont il est aussi le co-auteur avec David Sirota. Au-delà du spectacle fourni, cette production Netflix diffusée sur la plateforme de streaming éponyme jouit d’un impressionnant casting composé, entre autres, de Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Cate Blanchett, Jonah Hill et Mark Rylance. La lecture couramment constatée de Don’t look up dans la presse invoque la question climatique. Notre lecture est toute autre. Nous vous expliquons pourquoi.

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Variety – En devanture

Bette Gordon est l’auteure d’une poignée de films tout autant féministes qu’appartenant à une veine qui recèle de nombreux films majeurs, celle du cinéma américain indépendant des années 1970 et 1980. Des quelques longs-métrages réalisés par cette cinéaste, Variety (1983) reste très certainement le plus emblématique. Aujourd’hui, trente-huit ans après sa réalisation, Variety bénéficie d’une nouvelle distribution en version restaurée. L’occasion est donc belle de revoir dans d’excellentes conditions ce film. Il sera plus probablement question de découverte de cet opus dont la distribution en salles resta confidentielle malgré une sélection au festival de Cannes de 1984 pour concourir à la caméra d’or. Celle-ci fut finalement remportée par Jim Jarmusch pour Stranger than paradise, autre figure incontournable du cinéma américain indépendant.

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Entre deux trains – De et vers la gare d’Austerlitz

Entre deux trains est le premier long-métrage de fiction de Pierre Filmon dont la précédente réalisation est le documentaire Close encounters with Vilmos Zsigmond (2016). C’est d’ailleurs au célèbre chef opérateur hongrois décédé en 2016 qu’est dédié Entre deux trains. Dans une certaine mesure, cette dédicace inscrite à l’écran dès le début du film pourrait bien constituer un appel aux spectateurs. Nous invitons en effet nos lecteurs à adopter un regard porté sur la technique mise en œuvre dans la réalisation de ce film.

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Le franc-tireur – Les hasards de la Résistance

Prod DB © Acacias / Le franc-tireur (1972) de Jean-Max Causse et Roger Taverne avec Philippe Léotard.
Titre de ressortie : Les hasards de la gloire

Le franc-tireur est l’unique film écrit et réalisé par Jean-Max Causse et Roger Taverne. Le premier nommé n’est autre que le fondateur avec Jean-Marie Rodon du réseau des cinémas Action, salles emblématiques de la cinéphilie parisienne à partir de 1966 et sur plusieurs décennies. Cet unique long-métrage réalisé en 1972 n’a depuis bénéficié que d’une distribution très tardive et confidentielle. Cinquante ans plus tard, ce constat à défaut d’être expliqué continue de surprendre. Un pan du cinéma-vérité français reste boudé par les distributeurs et les exploitants probablement à cause de sujets abordés jugés « sensibles » et à ne pas promouvoir. Le franc-tireur longtemps censuré puis placardisé est un film maudit sur une époque maudite. L’urgence est là : réhabiliter en urgence une œuvre injustement méconnue.

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