Un vrai crime d’amour – La fabrique d’un crime

La filmographie pour le grand écran de Luigi Comencini est composée d’une quarantaine de films de fiction réalisés sur autant d’années depuis la fin des années 1940. Etrangement, auprès du grand public, seules les comédies (à l’italienne) émergent vraiment de cette œuvre cinématographique pourtant plurielle. Parmi ces comédies, citons L’argent de la vieille (1972) qui précéda la réalisation des tout aussi recommandables Les aventures de Pinocchio (1972, série TV en 6 épisodes) et le mélodrame Un vrai crime d’amour (1974) dont il est question ici.

Lire la suite

Deux sous d’espoir – Quotidien payé cash

Le distributeur Les films du camélia poursuit ses belles initiatives en matière de cinéma de patrimoine. Ainsi, trois ans après la ressortie de L’enfer dans la ville (1959) de Renato Castellani, c’est au tour de Deux sous d’espoir du même auteur de bénéficier d’une version restaurée 4K et d’être de nouveau à l’affiche de nos cinémas. Malgré une Palme d’or obtenue lors du festival de Cannes de 1952, ni le film ni le cinéaste italien n’est entré dans la postérité du 7ème art. La faute en revient peut-être à l’ombre faite par Othello et son très médiatique auteur, Orson Welles, colauréat du Grand Prix (dénomination d’alors de la Palme d’or) de l’édition cannoise 1952.

Lire la suite

Alouettes, le fil à la patte – Luttes sous contrôle

Alouettes, le fil à la patte – © Malavida NFA

Réalisé en 1969 par Jirí Menzel, Alouettes, le fil à la patte fut immédiatement interdit de toute exploitation par la censure tchécoslovaque. Ce n’est qu’après la Chute du mur de Berlin en 1989 que cette interdiction fut levée. La consécration pour son auteur ne tarda pas puisqu’il obtient l’Ours d’Or lors de la Berlinale de 1990. Ce film est désormais à redécouvrir en version restaurée 4K dans le cadre de la rétrospective dédiée au cinéaste tchèque, « la comédie est une arme », orchestrée par le distributeur Malavida.

Lire la suite

Annette – Opéra(tique)

Près d’une décennie sépare Annette de Holy motors, précédent long-métrage réalisé par Leos Carax et sorti en salles en 2012. Dans la chronologie du 7ème art, ces neuf ans paraissent une éternité y compris à la lumière d’une filmographie débutée quatre décennies plus tôt et « forte » désormais de seulement six longs-métrages et autant de courts-métrages. Voir un nouveau film de Carax à l’affiche de son cinéma préféré est donc une chose rare. C’est même un évènement tant les précédentes réalisations du cinéaste français ont été forces de propositions cinématographiques dans l’antre d’un 7ème art français souvent convenu.

Lire la suite

Mad Dog and Glory – De Niro mène l’enquête ou presque

John McNaughton réalise Mad dog and Glory en 1991 qui ne connaîtra un début d’exploitation en salles que deux ans plus tard. Pourtant, ce polar virant sciemment vers une comédie au ton volontiers ironique est pourvu d’un scénario sans temps mort et d’un beau casting regroupant Robert de Niro, Bill Murray, Uma Thurman et David Caruso dans les rôles principaux. A cela s’ajoutent la photographie de Robby Muller et la musique de Elmer Bernstein.

Lire la suite

Trains étroitement surveillés – Belles mécaniques

Jirí Menzel livrait en 1966 son premier long-métrage sous le titre Trains étroitement surveillés. Un coup de maître puisqu’en 1968 le cinéaste se vît décerner l’oscar du meilleur film en langue étrangère pour cette primo réalisation singulière et poétique. A ces deux caractéristiques ajoutons celles portées par une narration libre et franche. Ces éléments ont permis à Menzel d’être immédiatement reconnu comme cinéaste majeur de la Nouvelle Vague tchécoslovaque aux côtés de Milos Forman ou Ivan Passer.

Lire la suite

Quand passent les cigognes – De haut vol

Voir et revoir Quand passent les cigognes et ne jamais cesser de redécouvrir ce film merveilleux. Plus de soixante ans après sa réalisation par le cinéaste russe Mikhaïl Kalatozov, chaque visionnement bonifie encore et encore cette œuvre magistrale. Par bien des caractéristiques, notamment techniques, Quand passent les cigognes a été, est et restera un modèle et une source inépuisable d’inspiration pour de nombreux cinéastes passés, présents et futurs.

Lire la suite

Les choses de la vie – Fuite en arrière

Les choses de la vie, prix Louis Delluc en 1970, est probablement le film le plus emblématique de Claude Sautet. Le cinéaste se livre à un exercice de style tant formel que narratif qui interpelle au regard de ses autres réalisations. C’est à travers les souvenirs du personnage incarné par Michel Piccoli, indécis dans sa vie double entre son ex-épouse interprétée par Lea Massari et sa maîtresse sous les traits de Romy Schneider, que Les choses de la vie se matérialise, atemporel.

Lire la suite

La dernière vie de Simon – Retour vers le passE.T.

La dernière vie de Simon à l’affiche actuellement de nos cinémas est le premier long métrage réalisé par Léo Karmann, fils du cinéaste-scénariste-acteur Sam Karmann. Ce film a été présenté en 2019 lors du Festival du Film Francophone d’Angoulême mais aussi en ouverture de celui d’Albi (Les Œillades). Dans cette première réalisation, Karmann marie film fantastique et film initiatique d’adolescents. Le réalisme entre naturalisme et surnaturel qui se dégage de La dernière vie de Simon renvoie au cinéma de divertissement américain des années 1980 et 1990. Nul doute que ce cinéma-là a bercé les jeunes années du primo-réalisateur.

Lire la suite

La flor – Bouquet cinématographique (2/4)

Dans le premier volet de ce focus consacré au film La flor de Mariano Llinás, nous avions posé le contexte de ce si singulier projet cinématographique. Il est désormais temps de vous rendre compte de notre analyse filmique. L’objet de ce deuxième article vise à établir une analyse comparative des deux premières parties soit la première moitié de ce film-fleuve.

Lire la suite