Un jour de pluie à New York – Temps maussade

Un jour de pluie à New York - 1

Tourné en septembre 2017, il aura donc fallu deux ans à Un jour de pluie à New York pour enfin être distribué dans les salles françaises. Ce long délai trouve sa source dans le rejet du film par son principal producteur Amazon Studios. Ce ne sont pas les qualités du film qui sont ici mises en cause mais le passé de son auteur, Woody Allen pourtant innocenté devant la justice. Un jour de pluie à New York remémore donc le passé et reconduit un « système » déclinant… des lieux et des situations maintes fois visités. Déjà vu ?

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Les ailes du désir – Désirs d’elle

En 1984, Wim Wenders réalisait Paris, Texas, un film pleinement ancré dans le réel américain. Trois ans plus tard, le cinéaste allemand prend tous ses suiveurs à contre-pied en livrant Les ailes du désir, véritable ode métaphysique dédiée à Berlin, personnage à part entière du film. Il compose une œuvre en apesanteur dans cette ville-cicatrice barrée par un mur séparant ses faubourgs ouest de ses quartiers est. Il naît une envolée lyrique et poétique de la structure audacieuse tant sur le plan de la narration que sur celui de la forme.

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N.B. #13 – Les lois de l’hospitalité (1923, Buster Keaton et John G. Blystone)

La ressortie en salle et en version restaurée des Lois de l’hospitalité offre une belle opportunité de redécouvrir ce film réalisé en 1923 par John G. Blystone et Buster Keaton. Ce dernier signait là sa deuxième coréalisation d’un long-métrage après avoir réalisé une vingtaine de courts-métrages au début des années 1920. Les lois de l’hospitalité brille d’ailleurs de reflets empruntés à ces courts-métrages.

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Les éternels – Somme, synthèse ou redite ?

Les éternels revisite quelques-unes des provinces d’une Chine en pleine mutation économique et sociale. Zhang-ke Jia poursuit donc le traitement de la thématique centrale de sa filmographie. Il revisite aussi ses précédents films jusqu’à incorporer dans Les éternels quelques rushes inutilisés de certains d’entre eux. Film-somme pour certains, film-synthèse pour d’autres, Les éternels ne serait-il pas plutôt un film déjà vu sur une Chine révolue ? Finalement, n’émanerait-il pas d’un cinéma tout aussi révolu ?

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Leto – Ceci « n’a jamais existé »

Présenté à Cannes, Leto, pourtant bien accueilli par la critique, n’a obtenu aucun prix. Au final, le film a plus fait parler de lui par l’absence de son auteur, Kirill Serebrennikov assigné à résidence à Moscou. Arborant un noir et blanc tendance et un sujet « historique » tout aussi porté à plaire, Leto n’a pas trouvé grâce aux yeux du jury cannois tout comme aux nôtres. Nous vous proposons notre analyse d’un film… menteur.

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Cold war – En panoramique étriqué

En 2015, Pawel Pawlikowski obtenait l’Oscar du meilleur film en langue étrangère avec Ida (2013). Dans sa nouvelle réalisation, Cold war, le cinéaste polonais reconduit le même formalisme cinématographique à savoir un noir et blanc enfermé dans un format 4/3. Face à la chronique mélancolique d’un exil entre la Pologne, l’Allemagne, la France et la Yougoslavie, ce style était-il le plus approprié ?

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La motocyclette – Faithfull roule pour Delon

En 1968, La motocyclette fut sélectionné pour concourir dans la compétition officielle du festival de Cannes. Mais cette année-là, faute d’être arrivée à son terme, la grande messe du cinéma ne livra aucun palmarès. Ce film de Jack Cardiff avec en tête d’affiche Marianne Faithfull et Alain Delon aurait-il obtenu un prix ? Il n’y a nulle réponse définitive possible à cette question.

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