N.B. #13 – Les lois de l’hospitalité (1923, Buster Keaton et John G. Blystone)

La ressortie en salle et en version restaurée des Lois de l’hospitalité offre une belle opportunité de redécouvrir ce film réalisé en 1923 par John G. Blystone et Buster Keaton. Ce dernier signait là sa deuxième coréalisation d’un long-métrage après avoir réalisé une vingtaine de courts-métrages au début des années 1920. Les lois de l’hospitalité brille d’ailleurs de reflets empruntés à ces courts-métrages.

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Petra – Paternité des faits

Cinq des six longs-métrages réalisés par Jaime Rosales ont été présentés à Cannes, soit à Un certain regard – La soledad (2007) et La belle jeunesse (2014), soit à la Quinzaine des réalisateurs – Las horas del día (2003), Rêve et silence (2012) et donc Petra lors de l’édition 2018 du festival cannois. Comme les précédentes réalisations de ce cinéaste espagnol, Petra obéit à un schéma narratif singulier, intrigant accompagné d’un travail formel fort intéressant.

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El reino – Thriller politique sans fard

En 2016, Rodrigo Sorogoyen présentait Que Dios nos perdone (Noirceur et nihilisme exaucés). Ce thriller avait par ses qualités retenu toute notre attention au point de le placer en cinquième position de notre Top 10 annuel. Nous attendions donc de pied ferme la prochaine réalisation de ce jeune cinéaste espagnol. C’est sous le titre de El reino qu’elle s’affiche actuellement au programme des salles obscures françaises. Notre attente n’a pas été déçue, bien au contraire. Les qualités observées dans Que Dios nos perdone sont décuplées dans El reino.

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Les étendues imaginaires – Contours flous

Les étendues imaginaires est le premier long-métrage de Siew-hua Yeo qui fait l’objet d’une distribution en France. Cette diffusion à l’international de ce film singapourien trouve pour partie son explication dans l’obtention du Léopard d’or au Festival international du film de Locarno 2018. Entre réalisme et onirisme, Yeo fait dériver son film en eaux troubles.

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La mort aux trousses – Des cadres contraignants

Outre une bande originale signée par Bernard HermannLa mort aux trousses réalisé en 1959 par Alfred Hitchcock bénéficie de nombreuses autres qualités : un scénario astucieux, des dialogues brillants et une mise en scène tout aussi astucieuse et brillante. De beaux attributs annoncés dès l’affiche et le générique du film réalisés par Saul Bass et que nous avions discutés dans le deuxième volet de notre focus accordé à l’illustre afficheur : Saul Bass – Graphisme, affiches et génériques.

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La niña de fuego – Conte ibérique

La niña de fuego (2014) est le deuxième long-métrage de Carlos Vermut qui avait réalisé en 2011 Diamond flash non distribué de ce côté-ci des Pyrénées. Ce thriller espagnol est sorti en salle en 2015 après avoir remporté quelques prix dans les festivals, notamment le Coquillage d’or du meilleur film et celui d’argent du meilleur réalisateur lors de l’édition 2014 du festival de San Sebastian. Il avait aussi été récompensé du Goya (Oscar espagnol) 2015 de la meilleure actrice pour Bárbara Lennie. Chacun de ces prix vient surligner les qualités du film.

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La femme la plus assassinée du monde – Au théâtre de l’étrange

La femme la plus assassinée du monde est le premier film de fiction réalisé par le distributeur et producteur Franck Ribière. Ce film de genre en langue française noue quelques liens narratifs et formels avec le cinéma d’Álex de la Iglesia dont Ribière est l’un des producteurs attitrés : Balada triste (2010), Un jour de chance (2011), Les sorcières de Zugarramurdi (2013). Ces quelques titres permettent de circonscrire l’univers macabre de La femme la plus assassinée du monde qui donne à voir sur Netflix le théâtre du Grand-Guignol sous toutes ses… sutures.

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