Grandeur et décadence d’un petit commerce de cinéma – Manifeste anti Pirates

Œuvre rare sur les écrans, Grandeur et décadence d’un petit commerce de cinéma fait partie des quelques contributions de Jean-Luc Godard à la fiction télévisuelle. Ce film produit et diffusé par TF1 en 1986 appartient à une époque révolue durant laquelle la première chaîne de télévision française s’aventurait à financer des réalisations aventureuses. L’écrin de Grandeur et décadence… n’était autre que la collection Série Noire dirigée Pierre Grimblat. Ici, Godard adapte très librement le polar Chantons en chœur ! de James Hadley Chase. A l’écran, Jean-Pierre Léaud incarne un cinéaste flanqué de Jean-Pierre Mocky en… producteur fauché (autoportrait ?).

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Parasite – Débats en haut

Au palmarès des Palmes d’or du festival de Cannes, à Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda succède une autre affaire de famille, celle proche, le Japon et la Corée sont voisins, de Bong Joon-ho. Si la Palme d’or 2018 ne nous avait guère convaincue (Affaire courante), celle de 2019, peu contestée, émerge d’une sélection officielle « excellente », voire « exceptionnelle » pour de nombreux journalistes. De plus, Parasite, puisque tel est son titre, est originaire de Corée du sud. Nous sont venus du pays du matin calme de remarquables films tels que Burning en 2018 (Au brasier des délices) de Lee Chang-dong ou encore Mademoiselle en 2016 (Thriller saphique à tiroirs) de Park Chan-wook. Deux excellents longs-métrages qui ont aussi eu les honneurs de la sélection officielle du festival de Cannes mais, faits incompréhensibles, sans obtenir le moindre prix. Le rendez-vous était donc pris avec Parasite, chef-d’œuvre en puissance.

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N.B. #13 – Les lois de l’hospitalité (1923, Buster Keaton et John G. Blystone)

La ressortie en salle et en version restaurée des Lois de l’hospitalité offre une belle opportunité de redécouvrir ce film réalisé en 1923 par John G. Blystone et Buster Keaton. Ce dernier signait là sa deuxième coréalisation d’un long-métrage après avoir réalisé une vingtaine de courts-métrages au début des années 1920. Les lois de l’hospitalité brille d’ailleurs de reflets empruntés à ces courts-métrages.

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Petra – Paternité des faits

Cinq des six longs-métrages réalisés par Jaime Rosales ont été présentés à Cannes, soit à Un certain regard – La soledad (2007) et La belle jeunesse (2014), soit à la Quinzaine des réalisateurs – Las horas del día (2003), Rêve et silence (2012) et donc Petra lors de l’édition 2018 du festival cannois. Comme les précédentes réalisations de ce cinéaste espagnol, Petra obéit à un schéma narratif singulier, intrigant accompagné d’un travail formel fort intéressant.

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El reino – Thriller politique sans fard

En 2016, Rodrigo Sorogoyen présentait Que Dios nos perdone (Noirceur et nihilisme exaucés). Ce thriller avait par ses qualités retenu toute notre attention au point de le placer en cinquième position de notre Top 10 annuel. Nous attendions donc de pied ferme la prochaine réalisation de ce jeune cinéaste espagnol. C’est sous le titre de El reino qu’elle s’affiche actuellement au programme des salles obscures françaises. Notre attente n’a pas été déçue, bien au contraire. Les qualités observées dans Que Dios nos perdone sont décuplées dans El reino.

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Les étendues imaginaires – Contours flous

Les étendues imaginaires est le premier long-métrage de Siew-hua Yeo qui fait l’objet d’une distribution en France. Cette diffusion à l’international de ce film singapourien trouve pour partie son explication dans l’obtention du Léopard d’or au Festival international du film de Locarno 2018. Entre réalisme et onirisme, Yeo fait dériver son film en eaux troubles.

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La mort aux trousses – Des cadres contraignants

Outre une bande originale signée par Bernard HermannLa mort aux trousses réalisé en 1959 par Alfred Hitchcock bénéficie de nombreuses autres qualités : un scénario astucieux, des dialogues brillants et une mise en scène tout aussi astucieuse et brillante. De beaux attributs annoncés dès l’affiche et le générique du film réalisés par Saul Bass et que nous avions discutés dans le deuxième volet de notre focus accordé à l’illustre afficheur : Saul Bass – Graphisme, affiches et génériques.

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