N.B. #14 – Wrong cops (2013, Quentin Dupieux)

D’abord chapitre, puis court-métrage, puis film et enfin mini-série dont il est question ici, Wrong cops de Quentin Dupieux n’a pas la saveur de ses aînés, notamment Rubber (2010) et Wrong (2012). La part conceptuelle de cette réalisation est circonscrite à l’utilisation d’optiques russes des années 60 sur un Canon 5D. D’un point de vue visuel, les images obtenues sont laides. La surexposition de certaines d’entre elles ne constitue qu’un procédé cache misère.

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N.B. #13 – Les lois de l’hospitalité (1923, Buster Keaton et John G. Blystone)

La ressortie en salle et en version restaurée des Lois de l’hospitalité offre une belle opportunité de redécouvrir ce film réalisé en 1923 par John G. Blystone et Buster Keaton. Ce dernier signait là sa deuxième coréalisation d’un long-métrage après avoir réalisé une vingtaine de courts-métrages au début des années 1920. Les lois de l’hospitalité brille d’ailleurs de reflets empruntés à ces courts-métrages.

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N.B. #11 – Le bateau phare (1985, Jerzy Skolimowski)

Pour sa première réalisation américaine, Jerzy Skolimowski livre un film d’un genre indéterminé. Le bateau phare ne dénote donc pas dans la filmographie du cinéaste polonais. Plus que de genre indéterminé il semble plus approprié d’évoquer un « genre » hybride. En effet, Le bateau phare relève tant du thriller que du drame familial. Outre la belle originalité de faire camper l’histoire racontée sur le bateau titre, Skolimowski y aborde pour la première fois et de façon singulière la thématique des relations père-fils.

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N.B. #9 – Menaces dans la nuit (1951, John Berry)

Suite à sa restauration, le dernier film américain réalisé par John Berry bénéficie d’une ressortie en salle. Menacé par le maccarthysme, le cinéaste américain fut ensuite contraint de s’exiler en France où il entama une seconde carrière avec Eddie Constantine pour acteur fétiche. Il fut aussi la voix américaine de Jean Gabin. Cette ressortie s’accompagne pour la Menace dans la nuit (1951) originelle d’une mise au pluriel. Le menace devient multiple mais l’affaire nous semble anecdotique tant le titre original – He ran all the way – sied bien mieux au récit proposé.

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N.B. #8 – Les héritières (2018, Marcelo Martinessi)

L’accueil réservé au film Les héritières dans les festivals a été plutôt favorable. Le premier long-métrage de Marcelo Martinessi a ainsi obtenu, entre autres, trois prix lors de la dernière édition en date de la Berlinale et le prix du Meilleur film d’Amérique latine lors de celle du festival de San Sebastián. Ces récompenses ont agi comme autant d’éléments déclencheurs de l’intérêt des spectateurs curieux que nous sommes. Il faut également reconnaître qu’il ne nous est pas souvent donné à voir un film d’origine paraguayenne.

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