La dernière séance – Fin d’époque et innocence perdue

Nommé huit fois aux Oscars en 1972, La dernière séance de Peter Bogdanovich y remporta ceux des meilleurs actrice et acteur dans un second rôle. Deux Oscars décernés respectivement à Cloris Leachman et à Ben Johnson qui remporta aussi le même prix aux Golden Globes de 1972. Ces nominations et ces récompenses parmi tant d’autres venaient saluer un titre emblématique du Nouvel Hollywood. Aux États-Unis, elles firent de Bogdanovich un scénariste-réalisateur reconnu dès ce troisième film de fiction. En terres américaines, il devint le chef de file des réalisateurs qui tournaient des films à l’européenne. En France, alors que La dernière séance s’inscrivait dans la veine de la Nouvelle Vague dont son auteur s’inspirait pleinement, l’accueil fut moins chaleureux. Étrangement, Bogdanovich n’a jamais bénéficié sous nos latitudes d’une presse favorable.

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De l’autre côté du vent – Souffle accidentel ?

Un scénario, une centaine d’heures de rushes (sur plus de mille pellicules) et un montage d’une quarantaine de minutes réalisé par Orson Welles, tels sont les éléments restés longtemps inexploités issus d’un projet cinématographique à la genèse compliquée et conflictuelle (Orson Welles, réalisateur-monteur) : The other side of the wind. Visible depuis le 2 novembre sur le réseau Netflix sous le titre De l’autre côté du vent, le « dernier » film inachevé de Welles bénéficie enfin d’un montage « achevé ». Au générique, le cinéaste est crédité au montage au côté de Bob Murawski.

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