L’ombre de Goya – L’Aragon, terre d’artistes

Présenté en première mondiale lors du dernier Festival de Cannes (sélection Cannes Classics) en date, L’ombre de Goya, est un documentaire réalisé par José Luis López-Linares. Ce long-métrage sur l’artiste peintre et graveur Francisco de Goya marque aussi la dernière contribution de Jean-Claude Carrière au 7ème art. Sa contribution est multiple. Il est crédité en tant que coscénariste avec Cristina Otero Roth, également créditée au montage technique du métrage, mais aussi en tant que conteur alternativement dans le champ de la caméra et en voix off. Son apport à cette œuvre est telle qu’elle figure en toutes lettres dans le titre du documentaire : L’ombre de Goya par Jean-Claude Carrière.

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#Lumière2019 – Conversation avec Marco Bellocchio – « Je suis un révolutionnaire modéré »

Copyright Institut Lumière / Jean-Luc Mège

Le 16 octobre dernier, Marco Bellocchio accordait une « conversation » dans le cadre cinéphile du Festival Lumière 2019. Elle précédait donc de quelques jours la sortie en salle de son dernier opus, Le traître. Un film remarquable désormais à l’affiche et que nous vous invitons à visionner (Honneur et trahison) car il est fait partie des meilleurs films de la sélection officielle du dernier Festival de Cannes. Nous vous proposons dans les lignes qui suivent une transcription de cet entretien.

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Le charme discret de la bourgeoisie – Ruptures et répétitions

Le charme discret de la bourgeoisie fait partie des films les plus maîtrisés de la période française de son auteur. D’ailleurs, c’est avec ce film que Luis Buñuel remporta l’unique Oscar de sa carrière, celui du Meilleur film étranger en 1973. Comme sur tous ses films français depuis Le journal d’une femme de chambre, Luis Buñuel coécrit avec Jean-Claude Carrière un scénario articulé autour de six personnages bourgeois et amis échouant à diner ensemble.

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Belle toujours – L’élégance d’une variation buñuelienne

En 2006, Manoel de Oliveira livre Belle toujours, délicate réminiscence près de quatre décennies plus tard de Belle de jour. N’excédant guère la durée d’une heure, Belle toujours résonne comme une réponse aussi condensée qu’élégante au chef d’œuvre de Luis Buñuel. Le réalisateur portugais, alors quasi centenaire, déploie toute son expertise dans ce film qui demeure à ce jour la plus belle variation proposée sur l’univers buñuelien et le plus délicat hommage rendu au grand maître espagnol.

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