Voyages à travers le cinéma français – Itinéraire pluriel (1/5)

Il y a un an, Bertrand Tavernier présentait le premier volet de son Voyage à travers le cinéma français. Un film de plus de trois heures dont nous avions dit le plus grand bien dans nos colonnes et désormais disponible sur support DVD ou Blu-Ray. Le deuxième volet de ce conséquent travail de synthèse troque le format du long-métrage pour celui d’une série documentaire de huit épisodes de cinquante-cinq minutes. Le voyage de 2016 devient ainsi pluriel en 2017. À l’instar de Louis Jouvet interpellant Renée Devillers dans Les amoureux sont seuls au monde (1948, Henri Decoin), « Imaginez que vous êtes au cinéma… »

En huit épisodes – près de sept heures et demie de projection -, Bertrand Tavernier, cinéaste-cinéphile, poursuit sa plongée dans le cinéma français des années 1930 à 1970, entamée en 2016 avec son film Voyage à travers le cinéma français.

Cette série documentaire sur le cinéma français parlant est actuellement diffusée sur la chaîne Ciné+ Classic. Elle est promise à garnir dans quelques mois quelques cases de la programmation de France 5 avant une distribution sur support DVD et Blu-ray prévue fin 2018.

Voyages à travers le cinéma français, la série,  vient prolonger Voyage à travers le cinéma français (2016), le film. Ce nouveau voyage, pluriel pour notre plus grand plaisir, n’est pas redondant avec le film. Se considérant ni critique, ni historien, Bertrand Tavernier y approfondit sa quête. Il rapproche et parfois compare les films de ses cinéastes préférés, les partitions de compositeurs insuffisamment mis en avant, les bons mots des scénaristes et dialoguistes chers à son cœur ou encore la précision de jeu des acteurs qui le passionnent. Une belle manière de remettre au-devant de la scène des longs-métrages et des professionnels injustement oubliés ou méconnus et pourtant essentiels à l’histoire du cinéma français.

Fruit d’un précieux travail d’archives mené sur plusieurs années, le résultat obtenu est remarquable et passionnant. La tâche menée était semée d’embuches, certaines prévisibles, d’autres moins. Ainsi, pour les films sous production américaine, Bertrand Tavernier témoigne d’une plus grande difficulté à trouver certains films des années 60 que leurs aînés des années 30 !

À chaque épisode de la série correspond un thème propre. Ce découpage rend secondaire le respect de l’ordre de visionnement des épisodes. D’ailleurs, la diffusion en cours de ces épisodes sur Ciné+ Classic ne suit pas leur numérotation. De même, notre chronique en quatre articles à venir de cette série documentaire inestimable prendra quelques libertés pour associer, dans une même publication, deux épisodes de ces passionnants Voyages à travers le cinéma français.

Lire la suite : Voyages à travers le cinéma français – Mes cinéastes de chevet (2/5)

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5 réflexions sur “Voyages à travers le cinéma français – Itinéraire pluriel (1/5)

  1. Princecranoir, Strum, je vous sais amoureux du cinéma de patrimoine. Ne vous laissez pas intimider par les 3h15 du film, elles passent comme un coup de vent.
    La série en 8 épisodes complète le film. Elle passera sur France 5. Comme Ciné+ a participé à la production de la série, la chaîne a (logiquement) obtenu l’exclusivité de la diffusion. De ce que j’ai compris, cette exclusivité court jusqu’à fin février 2018. Donc, à priori, France 5 devra attendre mars pour diffuser cette série. France Télévision n’était pas producteur de la série, ils ont juste acquis un droit de diffusion.

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    • Je ne partage pas non plus tous les goûts de Tavernier.
      Dans le film comme dans la série, Tavernier n’intervient ni en historien, ni en critique. C’est avant tout le cinéphile qui commente des extraits de films et d’interview et glisse de temps en temps quelques savoureuses anecdotes. Il interrompt son récit au début des années 70, c’est-à-dire au moment où le cinéphile devient cinéaste afin d’éviter d’être « juge et partie ». Mais juge il ne l’est pas, il fait juste le récit d’un cinéma français qui le passionne depuis toujours.
      Et puis, au-delà de l’analyse filmique attendue, j’apprécie ses angles d’attaque peu courants : les dialogues, la musique. Tavernier ne s’érige pas en professeur, il ne donne aucune leçon, mais par leur précision, certains de ses commentaires peuvent servir de grilles de lecture visuelle et sonore des films de patrimoine.

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