Avec amour et acharnement – A bout de souffle

Dans le paysage du cinéma français, les réalisations de Claire Denis empruntent toujours des sentiers singuliers, des chemins de traverse peu empruntés par les autres cinéastes français. Quatre ans déjà après High life (2018, Ici-bas sur terre), Avec amour et acharnement ne déroge pas à cette règle même si ce dernier long-métrage en date de la réalisatrice n’est pas à classer parmi ses œuvres les plus aventureuses. Il n’en demeure cependant pas moins quelques aspects singuliers dont on prend toujours plaisir à être témoins.

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L’ombre de Goya – L’Aragon, terre d’artistes

Présenté en première mondiale lors du dernier Festival de Cannes (sélection Cannes Classics) en date, L’ombre de Goya, est un documentaire réalisé par José Luis López-Linares. Ce long-métrage sur l’artiste peintre et graveur Francisco de Goya marque aussi la dernière contribution de Jean-Claude Carrière au 7ème art. Sa contribution est multiple. Il est crédité en tant que coscénariste avec Cristina Otero Roth, également créditée au montage technique du métrage, mais aussi en tant que conteur alternativement dans le champ de la caméra et en voix off. Son apport à cette œuvre est telle qu’elle figure en toutes lettres dans le titre du documentaire : L’ombre de Goya par Jean-Claude Carrière.

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Les promesses d’Hasan – Hasan unique

Un an après sa présentation au festival de Cannes dans le cadre de la sélection Un certain regard, la dernière réalisation en date du cinéaste turc Semih Kaplanoglu apparaît enfin sur les grands écrans de nos cinémas. Les promesses d’Hasan, film au long cours entièrement tourné autour de son personnage principal, déroule le récit d’une rédemption morale. C’est une sorte de quête existentielle dont la charge est indéniablement symbolique.

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Men – Un mal, des mâles, histoire de genres

Ex-scénariste à succès pour Danny Boyle notamment (La plage, 28 jours plus tard et Sunshine), Alex Garland passé à la réalisation en 2014 avec Ex Machina (Futur film culte) livre Men son troisième long-métrage. Garland signe avec ce film son retour sur les grands écrans des cinémas après Annihilation (2018, Le miroitement : faits, science, fiction) dont les droits de diffusion avaient été rachetés par Netflix. Men marque aussi pour le scénariste-réalisateur anglais une plongée plus prononcée dans un genre cinématographie à la peine : les drames horrifiques.

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Hit the road – Séparations

Hit the road est le premier film réalisé par Panah Panahi. Panahi est un patronyme connu des cinéphiles. Panah est en effet le fils de Jafar Panahi, cinéaste iranien, auteur d’une œuvre cinématographique internationalement reconnue. Une reconnaissance née notamment à travers les thèmes politiques abordés qui ont placé les longs-métrages réalisés sous « contrainte », sans être empêchés, de la censure pratiquée par le régime politique iranien. La filiation de sang est d’aussi d’ordre cinématographique à travers cette première réalisation. Mais les inspirations en matière de cinéma de Panah Panahi ne se limitent pas à la veine paternelle.

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Jane Campion par Jane Campion – Tout Campion

En 2014, Michel Ciment publiait aux éditions Cahiers du cinéma un ouvrage intitulé Jane Campion par Jane Campion. Le célèbre critique vient de nous livrer une seconde édition augmentée et mise à jour de cette biographie qui vient faire écho au Prix Lumière remis en octobre dernier à Jane Campion lors de la 13ème édition du festival lyonnais éponyme. Cet ouvrage-somme a été salué dès sa première édition par le Syndicat français de la critique de cinéma qui avait décerné à son auteur son Prix du Meilleur album de cinéma.

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Un vrai crime d’amour – La fabrique d’un crime

La filmographie pour le grand écran de Luigi Comencini est composée d’une quarantaine de films de fiction réalisés sur autant d’années depuis la fin des années 1940. Etrangement, auprès du grand public, seules les comédies (à l’italienne) émergent vraiment de cette œuvre cinématographique pourtant plurielle. Parmi ces comédies, citons L’argent de la vieille (1972) qui précéda la réalisation des tout aussi recommandables Les aventures de Pinocchio (1972, série TV en 6 épisodes) et le mélodrame Un vrai crime d’amour (1974) dont il est question ici.

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Deux sous d’espoir – Quotidien payé cash

Le distributeur Les films du camélia poursuit ses belles initiatives en matière de cinéma de patrimoine. Ainsi, trois ans après la ressortie de L’enfer dans la ville (1959) de Renato Castellani, c’est au tour de Deux sous d’espoir du même auteur de bénéficier d’une version restaurée 4K et d’être de nouveau à l’affiche de nos cinémas. Malgré une Palme d’or obtenue lors du festival de Cannes de 1952, ni le film ni le cinéaste italien n’est entré dans la postérité du 7ème art. La faute en revient peut-être à l’ombre faite par Othello et son très médiatique auteur, Orson Welles, colauréat du Grand Prix (dénomination d’alors de la Palme d’or) de l’édition cannoise 1952.

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Une blonde émoustillante – Légère, rafraichissante, sensuelle

Une blonde émoustillante – © Malavida

A l’identique de Trains étroitement surveillés (1966, Belles mécaniques) et Alouettes, le fil à la patte (1969, Luttes sous contrôle), Jirí Menzel adapte au grand écran de nouveau un roman de Bohumil Hrabal (La chevelure sacrifiée, 1974). Là encore ce dernier coécrit avec le cinéaste le scénario du film titré Une blonde émoustillante (1981). Une collaboration bien rodée, fructueuse et toujours efficace puisqu’elle se déclinera en 1981 par l’obtention pour Menzel d’une mention spéciale lors de la Mostra de Venise.

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Alouettes, le fil à la patte – Luttes sous contrôle

Alouettes, le fil à la patte – © Malavida NFA

Réalisé en 1969 par Jirí Menzel, Alouettes, le fil à la patte fut immédiatement interdit de toute exploitation par la censure tchécoslovaque. Ce n’est qu’après la Chute du mur de Berlin en 1989 que cette interdiction fut levée. La consécration pour son auteur ne tarda pas puisqu’il obtient l’Ours d’Or lors de la Berlinale de 1990. Ce film est désormais à redécouvrir en version restaurée 4K dans le cadre de la rétrospective dédiée au cinéaste tchèque, « la comédie est une arme », orchestrée par le distributeur Malavida.

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