5 est le numéro parfait – Du 9ème au 7ème art

De sa bande dessinée 5 est le numéro parfait publiée en 2002, Igor Tuveri maintient le titre, adapte le scénario pour le grand écran et assure la réalisation de ce qui constitue à ce jour son premier film. Le primo-réalisateur opte ostensiblement pour un parti-pris. Il porte en effet son attention entièrement sur la forme et délaisse un fond qui se révèle finalement convenu.

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Adieu les cons – Naissance sous X et mort aux C…

En 2017, l’ambition narrative et formelle mise dans Au revoir là-haut (Populaire et ambitieux) avait été saluée par cinq César dont ceux du meilleur réalisateur et de la meilleure adaptation attribués à Albert Dupontel. Dans Adieu les cons, l’acteur-réalisateur fait œuvre assurément plus contemporaine et plus nihiliste. Le réalisme prime dans cette nouvelle réalisation. Son événement déclencheur est une naissance sous X. Le film, lui, est clairement identifiable.

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Lillian – Into the wild au féminin ?

Jusqu’ici auteur de documentaires, Andreas Horvath a livré en 2019 son premier film de fiction : Lillian. Une première qui valut à ce film inspiré d’une histoire vraie d’être présenté au festival de Cannes 2019 et de concourir à la Caméra d’or. Ce prix convoité par les primo-réalisateurs sera finalement décerné à Cesar Diaz pour Nuestras madres, une première réalisation déjà évoquée dans nos colonnes : Mémoire enfouie et anonyme.

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Maternal – Foi en l’instinct maternel

Dans Maternal, Maura Delpero aborde le thème de la maternité de mères adolescentes dans un pays – l’Argentine – où l’avortement demeure illégal. Ce premier long-métrage de la réalisatrice italienne n’a cependant pas vocation documentaire. Il interroge la féminité et l’attachement maternel sous deux prismes quasi antinomiques : la religion chrétienne d’une part, la soif de liberté et d’indépendance d’une jeunesse sans repère d’autre part. Il y a, à travers des tempéraments bien trempés, confrontation entre foi et certitudes, deux valeurs aux contours flous.

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Piège pour Cendrillon – Triple rôle pour Dany Carrel

Piège pour Cendrillon fait partie des films les plus rares parmi ceux réalisés par André Cayatte. Avec l’aide de Jean Anouilh, le cinéaste adapte sur grand écran le roman éponyme de Sébastien Japrisot. L’histoire de doubles racontée se décline en trois rôles pour Dany Carrel. Ce long-métrage, dont la rareté est liée à des droits longtemps bloqués par le romancier insatisfait par le portage de ses écrits sur grand écran, brille d’une double singularité. Il y a celle d’un genre cinématographique peu visité par le cinéaste. Enfin, il y a celle liée aux interprétations de l’actrice également rarement vue dans les registres abordés ici.

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Le rite – L’arithmétique des scènes

Le rite réalisé en 1969 par Ingmar Bergman était à l’origine un projet destiné à la télévision. Le cinéaste suédois, également homme de théâtre, y fait dialoguer sixième et septième art dans une économie de moyens extrême. L’œuvre austère qui en découle se décline en une très surprenante et radicale réflexion sur l’art du théâtre et ses jeux de personnalités. Et, au-delà du regard critique porté sur la bien-pensance, Le rite se montre, même derrière quelques masques, éminemment bergmanien.

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Trains étroitement surveillés – Belles mécaniques

Jirí Menzel livrait en 1966 son premier long-métrage sous le titre Trains étroitement surveillés. Un coup de maître puisqu’en 1968 le cinéaste se vît décerner l’oscar du meilleur film en langue étrangère pour cette primo réalisation singulière et poétique. A ces deux caractéristiques ajoutons celles portées par une narration libre et franche. Ces éléments ont permis à Menzel d’être immédiatement reconnu comme cinéaste majeur de la Nouvelle Vague tchécoslovaque aux côtés de Milos Forman ou Ivan Passer.

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Eclairage intime – Récit par les détails

D’abord scénariste de Milos Forman avant son exil aux Etats-Unis (L’audition, Les amours d’une blonde, Au feu les pompiers !), Ivan Passer passe derrière la caméra dès 1965 pour réaliser Éclairage intime. Il s’inscrit dès lors parmi les figures de la Nouvelle Vague du cinéma tchécoslovaque. Ce premier long métrage n’excède pas les 70 minutes et vaut à son auteur une reconnaissance immédiate. Dans le sillage de Forman, Passer s’exilera aux États-Unis. Le parallèle entre les deux hommes s’arrête là car Passer développera une filmographie minimaliste peu comparable à celle produite outre-Atlantique par Forman. En cela, Éclairage intime est programmatique. Pour nous spectateurs cinéphiles, l’éclairage est porté sur un nouvel auteur, ici réalisateur et scénariste, dont l’œuvre vierge de sensationnalisme mérite bien le terme « intime » pour épithète.

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Ne vous retournez pas – Oublier… coûte que coûte ?

Nicolas Roeg réalise Ne vous retournez pas en 1973. Le cinéaste anglais alors quarantenaire n’en est qu’au début de sa carrière de metteur en scène alors qu’il fit ses armes dans le 7ème art durant la décennie précédente en tant que directeur de la photographie. Dans sa filmographie, Ne vous retournez pas s’intercale entre deux films emblématiques : Walkabout (1971) et Bad timing / Enquête sur une passion (1980). Ces trois films certes très distincts n’en partagent pas moins une filiation certaine.

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Quand passent les cigognes – De haut vol

Voir et revoir Quand passent les cigognes et ne jamais cesser de redécouvrir ce film merveilleux. Plus de soixante ans après sa réalisation par le cinéaste russe Mikhaïl Kalatozov, chaque visionnement bonifie encore et encore cette œuvre magistrale. Par bien des caractéristiques, notamment techniques, Quand passent les cigognes a été, est et restera un modèle et une source inépuisable d’inspiration pour de nombreux cinéastes passés, présents et futurs.

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