High life – Ici-bas sur terre

Souvent exigeante, toujours singulière, la filmographie de Claire Denis embrasse de multiples genres. Le territoire cinématographique arpenté est aussi vaste que passionnant du film d’horreur Trouble every day (2001) à la comédie romantique Un beau soleil intérieur (2017, Les reflets du genre humain), ou du mélodrame Vendredi soir (2002) au thriller Les salauds (2013). La réalisatrice étend encore le champ des possibles avec High life, son premier film tourné en langue anglaise et son premier film de science-fiction.

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Quién te cantará – Tout feu tout flamme ?

Nous retrouvons dans Quién te cantará nombre d’attributs ayant participé au succès du précédent film de Carlos Vermut, La niña de fuego (2014, Conte ibérique) qui avait placé son auteur parmi ceux dont nous attendions la prochaine réalisation. Les liens tant formels que narratifs entre les deux films sont nombreux mais ne font pas de Quién te cantará une simple variation de son aîné. Le cinéaste livre bel et bien un film marqué d’une identité propre très focalisée sur les rapports et dépendances entre les protagonistes jusqu’à la fascination.

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La niña de fuego – Conte ibérique

La niña de fuego (2014) est le deuxième long-métrage de Carlos Vermut qui avait réalisé en 2011 Diamond flash non distribué de ce côté-ci des Pyrénées. Ce thriller espagnol est sorti en salle en 2015 après avoir remporté quelques prix dans les festivals, notamment le Coquillage d’or du meilleur film et celui d’argent du meilleur réalisateur lors de l’édition 2014 du festival de San Sebastian. Il avait aussi été récompensé du Goya (Oscar espagnol) 2015 de la meilleure actrice pour Bárbara Lennie. Chacun de ces prix vient surligner les qualités du film.

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La tendre indifférence du monde – Duo kazakh et art occidental

Dévoilé au festival de Cannes 2018 dans la sélection Un certain regard, La tendre indifférence du monde est un conte mélancolique oscillant sans cesse entre comédie et mélodrame. Derrière son titre emprunté à Albert Camus, ce film kazakh file de nombreuses autres références à de grands écrivains ou peintres européens. Et son auteur, Adilkhan Yerzhanov, réalise avec habileté un long-métrage à l’esthétique travaillée écrin parfait aux variations de tonalité observées.

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La femme la plus assassinée du monde – Au théâtre de l’étrange

La femme la plus assassinée du monde est le premier film de fiction réalisé par le distributeur et producteur Franck Ribière. Ce film de genre en langue française noue quelques liens narratifs et formels avec le cinéma d’Álex de la Iglesia dont Ribière est l’un des producteurs attitrés : Balada triste (2010), Un jour de chance (2011), Les sorcières de Zugarramurdi (2013). Ces quelques titres permettent de circonscrire l’univers macabre de La femme la plus assassinée du monde qui donne à voir sur Netflix le théâtre du Grand-Guignol sous toutes ses… sutures.

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Un peuple et son roi – Histoire tronquée

Avec un large casting francophone, une ambition narrative certaine, un budget (estimé à 17 M€) et une durée de tournage (45 jours) confortables, Un peuple et son roi cumule nombre d’attributs le portant candidat au « titre » de meilleur film français de l’année. D’autant que ce troisième long-métrage de fiction pour le cinéma de Pierre Schœller a pour aîné un autre long-métrage politique, l’excellent Exercice de l’état (2011). Mais une première zone d’ombre avait été posée sur Un peuple et son roi suite à sa non sélection par les organisateurs du festival de Cannes. Le film avait été à demi repêché par sa sélection en hors compétition à la Mostra de Venise. Étaient-ce deux signes de mauvais présage ?

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