Men – Un mal, des mâles, histoire de genres

Ex-scénariste à succès pour Danny Boyle notamment (La plage, 28 jours plus tard et Sunshine), Alex Garland passé à la réalisation en 2014 avec Ex Machina (Futur film culte) livre Men son troisième long-métrage. Garland signe avec ce film son retour sur les grands écrans des cinémas après Annihilation (2018, Le miroitement : faits, science, fiction) dont les droits de diffusion avaient été rachetés par Netflix. Men marque aussi pour le scénariste-réalisateur anglais une plongée plus prononcée dans un genre cinématographie à la peine : les drames horrifiques.

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Hit the road – Séparations

Hit the road est le premier film réalisé par Panah Panahi. Panahi est un patronyme connu des cinéphiles. Panah est en effet le fils de Jafar Panahi, cinéaste iranien, auteur d’une œuvre cinématographique internationalement reconnue. Une reconnaissance née notamment à travers les thèmes politiques abordés qui ont placé les longs-métrages réalisés sous « contrainte », sans être empêchés, de la censure pratiquée par le régime politique iranien. La filiation de sang est d’aussi d’ordre cinématographique à travers cette première réalisation. Mais les inspirations en matière de cinéma de Panah Panahi ne se limitent pas à la veine paternelle.

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Jane Campion par Jane Campion – Tout Campion

En 2014, Michel Ciment publiait aux éditions Cahiers du cinéma un ouvrage intitulé Jane Campion par Jane Campion. Le célèbre critique vient de nous livrer une seconde édition augmentée et mise à jour de cette biographie qui vient faire écho au Prix Lumière remis en octobre dernier à Jane Campion lors de la 13ème édition du festival lyonnais éponyme. Cet ouvrage-somme a été salué dès sa première édition par le Syndicat français de la critique de cinéma qui avait décerné à son auteur son Prix du Meilleur album de cinéma.

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Un vrai crime d’amour – La fabrique d’un crime

La filmographie pour le grand écran de Luigi Comencini est composée d’une quarantaine de films de fiction réalisés sur autant d’années depuis la fin des années 1940. Etrangement, auprès du grand public, seules les comédies (à l’italienne) émergent vraiment de cette œuvre cinématographique pourtant plurielle. Parmi ces comédies, citons L’argent de la vieille (1972) qui précéda la réalisation des tout aussi recommandables Les aventures de Pinocchio (1972, série TV en 6 épisodes) et le mélodrame Un vrai crime d’amour (1974) dont il est question ici.

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Deux sous d’espoir – Quotidien payé cash

Le distributeur Les films du camélia poursuit ses belles initiatives en matière de cinéma de patrimoine. Ainsi, trois ans après la ressortie de L’enfer dans la ville (1959) de Renato Castellani, c’est au tour de Deux sous d’espoir du même auteur de bénéficier d’une version restaurée 4K et d’être de nouveau à l’affiche de nos cinémas. Malgré une Palme d’or obtenue lors du festival de Cannes de 1952, ni le film ni le cinéaste italien n’est entré dans la postérité du 7ème art. La faute en revient peut-être à l’ombre faite par Othello et son très médiatique auteur, Orson Welles, colauréat du Grand Prix (dénomination d’alors de la Palme d’or) de l’édition cannoise 1952.

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Une blonde émoustillante – Légère, rafraichissante, sensuelle

Une blonde émoustillante – © Malavida

A l’identique de Trains étroitement surveillés (1966, Belles mécaniques) et Alouettes, le fil à la patte (1969, Luttes sous contrôle), Jirí Menzel adapte au grand écran de nouveau un roman de Bohumil Hrabal (La chevelure sacrifiée, 1974). Là encore ce dernier coécrit avec le cinéaste le scénario du film titré Une blonde émoustillante (1981). Une collaboration bien rodée, fructueuse et toujours efficace puisqu’elle se déclinera en 1981 par l’obtention pour Menzel d’une mention spéciale lors de la Mostra de Venise.

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Alouettes, le fil à la patte – Luttes sous contrôle

Alouettes, le fil à la patte – © Malavida NFA

Réalisé en 1969 par Jirí Menzel, Alouettes, le fil à la patte fut immédiatement interdit de toute exploitation par la censure tchécoslovaque. Ce n’est qu’après la Chute du mur de Berlin en 1989 que cette interdiction fut levée. La consécration pour son auteur ne tarda pas puisqu’il obtient l’Ours d’Or lors de la Berlinale de 1990. Ce film est désormais à redécouvrir en version restaurée 4K dans le cadre de la rétrospective dédiée au cinéaste tchèque, « la comédie est une arme », orchestrée par le distributeur Malavida.

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Don’t look up : Déni cosmique – Métaphore d’un déni

Adam McKay est issu de la réalisation pour le petit écran. Son début de carrière a été notamment marqué par la réalisation de plusieurs épisodes du Saturday night live. Son travail pour le grand écran fut salué en 2016 par l’obtention de l’Oscar du meilleur scénario adapté pour The big short. Cinq ans plus tard, le cinéaste américain livre Don’t look up : Déni cosmique, un nouveau film à grand spectacle dont il est aussi le co-auteur avec David Sirota. Au-delà du spectacle fourni, cette production Netflix diffusée sur la plateforme de streaming éponyme jouit d’un impressionnant casting composé, entre autres, de Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Cate Blanchett, Jonah Hill et Mark Rylance. La lecture couramment constatée de Don’t look up dans la presse invoque la question climatique. Notre lecture est toute autre. Nous vous expliquons pourquoi.

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Variety – En devanture

Bette Gordon est l’auteure d’une poignée de films tout autant féministes qu’appartenant à une veine qui recèle de nombreux films majeurs, celle du cinéma américain indépendant des années 1970 et 1980. Des quelques longs-métrages réalisés par cette cinéaste, Variety (1983) reste très certainement le plus emblématique. Aujourd’hui, trente-huit ans après sa réalisation, Variety bénéficie d’une nouvelle distribution en version restaurée. L’occasion est donc belle de revoir dans d’excellentes conditions ce film. Il sera plus probablement question de découverte de cet opus dont la distribution en salles resta confidentielle malgré une sélection au festival de Cannes de 1984 pour concourir à la caméra d’or. Celle-ci fut finalement remportée par Jim Jarmusch pour Stranger than paradise, autre figure incontournable du cinéma américain indépendant.

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Un jour un chat – Couleurs d’âme

Un jour un chat – © Malavida

Un jour un chat a obtenu une première consécration en 1963. Ce film réalisé par Jasny Vojtech était en effet appelé à concourir à l’obtention de la Palme d’Or. Le jury du festival de Cannes 1963 présidé par Armand Salacrou, auteur de pièces de théâtre, lui décerna finalement son Prix spécial du jury ainsi qu’à Harakiri, un long-métrage réalisé par Masaki Kobayashi et fort différent de Un jour un chat. Ce n’est que fin 1965 que ce dernier fit enfin l’objet d’une distribution dans les salles françaises. L’année 2021 marque quant à elle un double retour célébrant la superbe restauration numérique du film : retour à Cannes en sélection officielle Cannes classics et retour en salle orchestré ce 1er décembre par le distributeur Malavida.

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