Boîte noire – Triptyque à l’affiche

Le scénario de Boîte noire démarre sur une catastrophe aérienne fictionnelle mais Yann Gozlan livre bel et bien un film-enquête délaissant le spectaculaire au profit d’ambitions lorgnant vers le cinéma d’auteur. Boîte noire dont le réalisateur est aussi le scénariste à l’image des précédentes réalisations de Gozlan (deux courts-métrages puis quatre longs-métrages depuis 2004) reconstitue aussi le duo formé en 2015 dans Un homme idéal entre le cinéaste et l’acteur Pierre Niney qui endosse de nouveau le rôle principal.

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Annette – Opéra(tique)

Près d’une décennie sépare Annette de Holy motors, précédent long-métrage réalisé par Leos Carax et sorti en salles en 2012. Dans la chronologie du 7ème art, ces neuf ans paraissent une éternité y compris à la lumière d’une filmographie débutée quatre décennies plus tôt et « forte » désormais de seulement six longs-métrages et autant de courts-métrages. Voir un nouveau film de Carax à l’affiche de son cinéma préféré est donc une chose rare. C’est même un évènement tant les précédentes réalisations du cinéaste français ont été forces de propositions cinématographiques dans l’antre d’un 7ème art français souvent convenu.

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Effacer l’historique – Reboot social

Effacer l’historique est le neuvième long-métrage écrit et réalisé pour le cinéma par le duo Benoît Delépine et Gustave Kervern depuis Aaltra distribué en salle en 2004. Autant de collaborations qui ont abouti à constituer une filmographie singulière dans le paysage des comédies françaises portées au grand écran. Sous couvert d’un humour jamais vulgaire et souvent grinçant, les deux cinéastes composent une filmographie qui tire le portrait de notre société de consommation et de ses dérives. Effacer l’historique ne déroge pas à cette formule désormais familière et reconnue.

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The father – Justesse d’interprétation, fausseté du récit

The father, premier film réalisé par Florian Zeller, est précédé d’une belle réputation. Selon le recensement effectué sur le site IMDb, ce film a obtenu 133 nominations dont 26 ont abouti à des récompenses. Parmi les prix obtenus, on retient plus particulièrement l’oscar du meilleur acteur dans un premier rôle pour Anthony Hopkins et celui de la meilleure adaptation octroyé au réalisateur et à son coscénariste Christopher Hampton. Ces deux oscars sont le reflet exact des deux BAFTA Awards obtenus deux semaines plus tôt. Le parcours de ce long-métrage parmi les festivals et autres cérémonies de remises de prix que compte le 7ème art est pléthorique. Il est d’autant plus impressionnant qu’il vient célébrer la première réalisation pour le cinéma d’un homme de théâtre. Et, comme il n’y a jamais de fumée sans feu, il nous est peut-être donné à voir à travers The father la naissance d’un cinéaste à l’avenir prometteur.

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Les fantômes de Goya – Fresque inquisitrice

Les fantômes de Goya est l’ultime film de Milos Forman ayant bénéficié d’une distribution à l’international en 2006 et 2007. Celle-ci fut cependant discrète, l’heure de gloire du cinéaste était passée au fil d’une filmographie à la qualité déclinante. Pourtant, ce long-métrage mérite d’être découvert notamment au regard de l’ambition narrative qui l’anime. Mais nous évoquons là une caractéristique souvent décelée dans les réalisations de l’auteur de Ragtime (1981, Naissance d’une nation chorale).

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A dark, dark man – De l’esprit des lois

La part sombre (« dark ») du titre annonce ce qu’est A dark, dark man, à savoir un polar noir. Ce film réalisé par Adilkhan Yerzhanov suit dans la filmographie de celui-ci La tendre indifférence du monde (Duo kazakh et art occidental) qui fut en 2018 son premier film distribué en salles en France. A dark, dark man est cependant déjà le septième long-métrage réalisé par ce cinéaste kazakh pas encore quarantenaire. Autant de réalisations derrière lesquelles Yerzhanov apparaît aussi quasi systématiquement en tant que scénariste. Une double casquette que ce jeune cinéaste porte aussi sur ses… cinq prochains films ! Autant de réalisations dont il faudra scruter une éventuelle distribution en France. Talentueux et prolifique, cet auteur doit être suivi de près.

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N.B. #26 – Basta capital (2020, Pierre Zellner)

En réalisant Basta capital, Pierre Zellner a fait œuvre politiquement incorrecte. A l’extrême (gauche), parfois jusqu’au-boutiste, ce film détonne dans le paysage cinématographique français contemporain volontiers véhicule de valeurs conservatrices. Film politique, Basta capital prône la révolution, non pas celle du cinéma faute de moyens, mais celle politique du fonctionnement de notre société libérale.

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La femme qui s’est enfuie – Narration évasive

Lors de l’édition 2020 de la Berlinale, Hong Sang-soo a obtenu l’Ours d’argent du meilleur réalisateur. Ce prix venait saluer la réalisation de La femme qui s’est enfuie. Ce film concourait aussi à l’obtention de l’Ours d’or du meilleur film qui revint finalement au Diable n’existe pas réalisé par Mohammad Rasoulof. Il faut reconnaître que sur le fond peu de chose distingue le millésime 2020 du cinéaste sud-coréen de ses prédécesseurs. Mais pareil constat peut aussi être fait du côté d’une réalisation immédiatement identifiable par son extrême minimalisme.

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The wicked darling – Browning-Chaney première

Comment maintenir le lien avec son public festivalier en temps de fermeture des salles de cinéma ? Les organisateurs de l’Arras Film Festival ont opté pour l’organisation de ciné-concerts. Un choix original qui ne peut que ravir les cinéphiles passionnés de cinéma muet. Leur chaîne YouTube #ArrasFilm permet ainsi l’accès libre au dernier ciné-concert en date visant à célébrer The wicked darling réalisé en 1919 par Tod Browning et dont il est question ici.

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Mad Dog and Glory – De Niro mène l’enquête ou presque

John McNaughton réalise Mad dog and Glory en 1991 qui ne connaîtra un début d’exploitation en salles que deux ans plus tard. Pourtant, ce polar virant sciemment vers une comédie au ton volontiers ironique est pourvu d’un scénario sans temps mort et d’un beau casting regroupant Robert de Niro, Bill Murray, Uma Thurman et David Caruso dans les rôles principaux. A cela s’ajoutent la photographie de Robby Muller et la musique de Elmer Bernstein.

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